Mes humeurs

25 septembre 2008

Voyage (9)

Il fait toujours aussi noir et aussi froid… Seul l’écho de mes cris et le vent me répondent. C’est sur, je suis seul et ne risque pas d’avoir de l’aide. Devrais-je m’assoir et attendre ? Mais attendre quoi ? Non, ce n’est certainement pas la bonne solution !

Un dernier cri avant la course vers n’importe où. Ma voix se fait emporter par le vent, l’écho me répond et, soudain, une lueur s’allume au loin.

Je décide de m’approcher au pas de course afin de ne pas laisser mourir cette lueur. Enfin arrivé face à cette lueur, je vois une flamme danser, une grande et belle flamme.

En fixant un peu plus cette flamme, je m’aperçois qu’elle a des traits que je connais. Les traits d’une femme, d’une belle femme, de mon amie, ma sœur. Elle me regarde, me sourit et, d’un geste, m’invite à m’assoir à ses cotés. Elle se rapproche et pose sa tête sur mon épaule.

Elle finit par me parler et, ensuite, me fait parler. Elle m’aide et me relève au moment où d’autres flammes se réveillent. Je ne suis à nouveau plus seul !

Je la regarde fixement dans les yeux et finit par la serrer dans mes bras. Je lui susurre quelques mots à l’oreille, il ne faudrait pas que les autres flammes entendent. Merci à toi, pour tout. Elle me rend mon câlin, me sourit.

Tout devient flou, la tête me tourne et je m’effondre.

A peine une seconde de passée et je suis bel et bien réveillé face à ma page noircie. Je suis enfin sorti, merci pour l’aide !


Posté par chamanfou à 17:53 - Exploration - Commentaires [1] - Rétroliens [0]


31 août 2008

Le Clown

Ah le clown ! Lorsqu’il porte son fart et ses grandes chaussures, il fait son show. Pour un peu qu’il y ait du monde et c’est les petites blagues et vannes pas toujours très relevées mais qui apportent en général un sourire sur le visage de ses spectateurs.

Tant qu’il porte son fart, il va toujours bien. Tout le monde le voit qu’il va bien, il sourit, discute, plaisante. Parfois, il prend même le temps de rester sérieux et écoute et conseille ceux de ses amis qui en ont besoins.

Mais lorsqu’il se retire ? Quand il enlève ses grandes chaussures et que son fart s’efface sous ses larmes.
Qui est avec lui ? Qui le fait sourire ? Qui l’écoute ? Qui le conseille ?

Pauvre clown triste, tu mérites pourtant d’être heureux m’a-t-on soufflé.


Posté par chamanfou à 14:26 - Je réfléchis, parfois - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

Voyage (8)

Je suis là, debout, avec comme seule source de lumière quelques flammes qui dansent. Ces flammes sont tout autour de moi, plus ou moins proche. Mais comment me suis-je retrouvé ici ?

Ah oui ! Je suis dans ma tête… Je me souviens avoir mis la musique, peut être un peu fort et le rituel s’est accompli sans que je le désire vraiment. Pour tout dire, je n’avais pas trop envie de me retrouver dans mon cerveau, il me met mal à l’aise pour le moment, il m’envoie des messages bizarres et peu de bonnes ondes.

Mais soit, j’y suis autant marcher un peu, histoire de voir où il m’emmène cette fois ci. L’atmosphère est étrange, les flammes dansent tout autour de moi mais semblent m’ignorer. Il ne fait pas très chaud mais le fait de marcher et de passer près de ces flammes me permet de me réchauffer un peu.

Le vent s’est mis à souffler, c’est étrange… du vent dans ma tête ! Les flammes sur les bougies dansent de plus en plus frénétiquement. L’air se refroidi. L’atmosphère devient menaçante, les ténèbres semblent vouloir gagner du terrain.

Le vent souffle de plus en plus, les premières flammes s’éteignent. Il fait de plus en plus froid. Et, à mesure que le vent augmente, de plus en plus de flammes terminent leur danse frénétique dans une acrobatie mortelle.

Il ne reste que quelques flammes, six pour être exact. Je tente de les protéger du vent. Tenez bon, petites flammes… Mais en vain, le vent sera plus fort et les flammes, l’une après l’autre, exécuteront leur dernier salto.

Me voici maintenant complètement plongé dans les ténèbres, le vent s’est calmé mais le froid est toujours aussi présent. Je commence à errer dans le noir. Il n’y a rien, rien du tout. C’est vide, noir, froid, silencieux.

Je voudrais partir, c’est le moment, c’est maintenant que je devrais entendre à nouveau la musique et me réveiller…

Pourquoi il ne se passe rien ?

Je continue à marcher, je ne sais pas combien de temps ça dure…Mais ça dure, ça dure…

Et toujours rien…

Désespéré, j’appelle, je crie, je hurle… pour seule réponse mon écho et un léger bruit de vent. J’ai l’impression de bel et bien être coincé ici… à l’aide…


Posté par chamanfou à 13:18 - Exploration - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

18 août 2008

Trop tard?

Je fais partie de cette race qui ne parle pas. De ceux qui ont un problème avec les mots.

Tu as vécu de nombreux mois avec nous bien que cela ressemble plus à quelques minutes vu d’ici…

On a discuté, rigolé, fait la fête et bu parfois. On se sentait bien mais j’ai oublié l’essentiel, reportant toujours à plus tard.

Maintenant tu es loin. Et même si tu sais ce que je tiens à te dire, que les mots qui sortiront de ma bouche te sont déjà connu, je suis en colère contre moi-même de n’avoir rien dit.

Mon au revoir a été une simple accolade, aucun mot n’est sorti, ils se bousculaient trop pour qu’une phrase intelligible ne se forme.

Mais maintenant, j’ai préparé les mots et je pourrai tenter de parler.

Bientôt on se reverra, il n’est donc pas trop tard !

Je t’attends ;-)


Posté par chamanfou à 17:23 - Je réfléchis, parfois - Commentaires [3] - Rétroliens [0]

16 août 2008

Voyage (7)

La musique démarre, le volume augmente progressivement tout comme le rythme du morceau qui s’accélère de plus en plus. Cette sensation étrange mais devenue habituelle s’empare enfin de moi. Le monde devient flou pour enfin disparaitre. Je me sens me relâcher au point de ne plus contrôler mes muscles.

M’y revoici… Debout, dans le noir. Je vais à nouveau être ce touriste perdu.

L’atmosphère n’est pas très agréable. Il fait étouffant et les ténèbres semblent plus agressives qu’à l’habitude. Je ne suis pas du tout à mon aise.

Je décide tout de même de m’avancer. Après quelques pas, les ombres se sont quelque peu dissipées du moins suffisamment pour que je puisse me rendre compte du spectacle. Une bataille digne des batailles du 19ème se déroule ici !

Des silhouettes sombres d’un coté, d’autres silhouettes tout aussi sombres de l’autre coté. Elles se lancent des choses. Des sortes de caisses qui semblent parler durant leurs vols. Que sont ces caisses ?

Je continue à m’avancer en tentant de me faire le plus discret possible. Ces caisses, elles semblent vivantes. Enfin… aussi vivantes que les idées qui parcoure mon donjon de la réflexion. Je tends l’oreille pour entendre ce qu’elles ont à dire.

Sur cette caisse une flamme, je pose mon oreille contre, elle me parle… Sur une autre caisse qui vient de s’écraser, une lettre « L », j’y pose également mon oreille. Sur une autre caisse, il y a un « M », sur celle-ci un « G », sur celle-là un « N ».

Non ! Ce sont mes questions ! Mes idées ! Ces ombres se battent avec mes questions! NON !!

Je me lève et hurle « LAISSEZ CA, VOUS N’AVEZ PAS LE DROIT !! » C’était le geste de trop… les silhouettes se sont toutes élancées sur moi. Me voici au centre d’une charge.

Elles finissent par se saisir de moi et tentent de m’entrainer chacune dans leur camp. Pendant qu’un groupe me tire, ils me donnent des réponses à mes questions qu’ils lançaient tout à l’heure. Mais je ne suis pas entièrement convaincu de ces réponses.

J’arrive à dégager mon bras et voilà que je me sens entrainer de l’autre coté et de nouveau les silhouettes tentent de me forcer des réponses. Ces réponses sont en opposition avec les réponses de l’autre camp. Je ne suis pas convaincu par ces réponses là non plus.

Me voilà tirer des deux cotés. Lâchez-moi ! Laissez-moi ! Je ne sais pas !

C’est dans un déchirement que la musique revient à mes oreilles. Je revois à nouveau correctement.


Posté par chamanfou à 12:16 - Exploration - Commentaires [0] - Rétroliens [0]